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Bulletin of Canadian Petroleum Geology; September 2006; v. 54; no. 3; p. 273-291; DOI: 10.2113/gscpgbull.54.3.273
© 2006 Canadian Society of Petroleum Geologists
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Secondary gas emissions during coal desorption, Marathon Grassim Oskolkoff-1 Well, Cook Inlet Basin, Alaska: implications for resource assessment

Charles E. Barker and Todd Dallegge

United States Geological Survey, Box 25046, Denver, CO 80225 USA
Pinnacle Gas Resources, Sheridan, WY 82801 USA

Des échantillons de découpes de déblais de houilles subbitumineux humiques, provenant de la Formation Tyonek de l’Oligocène au Pliocène, dans le Bassin de Cook Inlet, Alaska, indiquent des émissions de gaz secondaire dont la géochimie demeure compatible avec le renouvellement de la méthanogénése microbienne durant la désorption de la cartouche filtrante. Le renouvellement de la méthanogénèse a été noté après l’arrêt des mesures de désorption initiale, à la suite du refoulement d’un mélange d’air et de gaz dans la cartouche filtrante durant cette prise de mesure. Environ une semaine après cette manifestation, une émission de gaz secondaire s’est produite et a continué au delà de deux années. Le volume du gaz émis a atteint un nouveau maximum, augmentant le total de 3.3 à 4.9 litres, environ 48% au-dessus du volume total de pré contamination.

Les gaz relâchés au cours de cette émission indiquent un changement dans la signature isotopique de méthane depuis {delta}13CCH4 de –53.60 {per thousand} et depuis {delta}DCH4 de –312.60 {per thousand} le premier jour à {delta}13CCH4 de –57.06 {per thousand} et {delta}DCH4 de –375.80 {per thousand} après 809 jours, quand l’expérience a été arrêtée arbitrairement, et que la cartouche a été ouverte afin d’étudier la houille. Ces données isotopiques, interprétées en utilisant un Diagramme Bernard, indiquent un changement allant d’une source dérivée d’un mixte thermogénique et biogénique, typique des gaz naturels venant des houilles et des réservoirs conventionnels de gaz du Bassin de Cook Inlet, à une source probable de fermentation de méthane d’acétate biogénétique. Quoiqu’il en soit, l’apparition de CO2 durant le renouvellement d’émission de gaz avec un {delta}13CCO2 de +26.08 à +21.72 {per thousand}, interprété en utilisant des fractions d’isotopes de carbone, trouvées à partir de la fermentation d’acétate et de la réduction de CO2 entre le CO2 et le CH4 par Jenden et Kaplan (1986), indique qu’un processus de réduction biogénétique de CO2-peut être aussi opérationnel durant le renouvellement d’émission de gaz.

Des éléments nutritifs ont été ajoutés aux déblais de houille et dans l’eau de la cartouche, et un consortium microbien a été cultivé dans des conditions anaérobiques, ceci résultant à une génération additionnelle de gaz riche en méthane, dans le laboratoire. A la suite de cette culture anaérobique, une microscopie aux ultraviolets a révélé que l’eau de la cartouche contenait des microbes communs, fluorescents, cylindriques, comparables à des Methanobacterium sp. Des études par microscope à balayage électronique de la matrice de la houille ont montré plusieurs types morphologiques de microbes, incluant des formes cylindres, cocci et sphériques, attachés à la surface de la houille. Apparemment, ces microbes représentent au moins une portion du consortium microbien nécessaire à la dépolymérisation de la houille, tout comme à générer l’émission de méthane secondaire observée à partir de la cartouche.

L’introduction de plus de 48% de méthane, à partir de sources secondaires, a un impact majeur sur l’évaluation des ressources de couche de houille de méthane, et détermine également le véritable degré de saturation du méthane in situ dans les couches de houille, en utilisant des isothermes. Des mesures de cartouche et d’isotherme, montrant une "super saturation" de méthane, peuvent actuellement être causées par des gaz additionnels, générés au cours d’une méthanogénèse secondaire.

Traduction de Gabrielle Drivet





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