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Bulletin of Canadian Petroleum Geology; June 2002; v. 50; no. 2; p. 297-327; DOI: 10.2113/50.2.297
© 2002 Canadian Society of Petroleum Geologists
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Are observed changes in the concentration of carbon dioxide in the atmosphere really dangerous?

C. R. de Freitas

School of Geography and Environmental Science, University of Auckland, PB 92019, Auckland, New Zealand

Des affirmations alarmistes provenant d’un synopsis de l’Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), destiné aux décideurs politiques, et les communiqués de presse de l’IPCC, ont mis une pression énorme sur les gouvernements, afin d’élaborer des procédures en réponse à la menace perçue du changement climatique résultant d’une augmentation des gaz à effet de serre répandus dans l’atmosphère. Le Protocole de Kyoto, proposé par les Nations Unies, fait appel aux pays de l’OCDE afin qu’ils diminuent de 5% le niveau des émissions de gaz à effet de serre relevés en 1990 d’ici l’année 2012. Compte tenu de l’énormité des conséquences économiques provenant de cette diminution, des discussions très vives ont lieu entre les gouvernements sur l’opportunité des réductions visées. Mais la raison véritable se cachant derrière l’échec d’une politique d’entente sur un traité de climat mondial, porte sur les compromis entre les risques économiques et environnementaux impliqués.

De nombreux scientifiques, qui ont soutenu initialement le réchauffement de la planète, ne sont plus si convaincus. L’une de ces raisons réside dans le fait que la température de la planète n’a pas augmenté de manière appréciable depuis les 20 dernières années, comme l’avait prédit l’IPCC. La plupart des données de températures en surface, sans être influencées par les batiments et les routes, ne révèlent aucun réchauffement. Les données provenant des satellites le confirment. Le niveau de la mer a augmenté depuis la fin de la dernière période glacière bien avant l’industrialisation, mais des rapports historiques ne montrent aucune accélération sur l’augmentation du niveau de la mer au vingtième siècle. L’IPCC et Kyoto nous ont amenés à brandir les armes. L’accroissement en dioxyde de carbone ne semble pas poser de danger immédiat pour la planète. Le gaz n’est même pas un polluant.

La compréhension du réchauffement mondial dépend des réponses à certaines questions-clés. La première repose sur le rôle que les humains jouent dans le cycle du carbone au niveau planétaire. Les questions qui demeurent, portent principalement sur ces conséquences potentielles. La planète se réchauffe-t-elle? Si tel est le cas, quelle part de ce réchauffement provient des activités humaines? Quel est le bien fondé de cette évidence? Quels sont les risques? La tâche de trouver les réponses à ces questions est entravée par la confusion de l’opinion répandue sur les aspects-clés de la science du réchauffement mondial. Cette confusion a répandu de nombreuses erreurs et de méprises. Ces mythes, ces malentendus, et les manières dont ils sont reliés aux questions ci-dessus sont expliquées. Il y a de bonnes raisons de croire qu’il n’est plus nécessaire que les scientifiques continuent à prétendre que les changements observés dans la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, sont dangereux. Plutôt que d’essayer de réduire de manière drastique les émissions de dioxyde de carbone, nous devrions axer notre attention sur la pollution de l’air, particulièrement sur ses aspects reconnus pour être nocifs au bien être humain, tels que les matières à particules, les oxydes d’azote, les monoxydes de carbone et les hydrocarbures.

Traduit par Gabrielle Drivet





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